| Principes
Une importante amélioration de la mobilité
des plus défavorisés est possible et souhaitable
dans les villes des pays en développement.
Une offre de transport adaptée est nécessaire
pour permettre l'accès aux emplois et aux autres
activités sociales et culturelles.
La mobilité urbaine est un préalable à
la réduction de la pauvreté et au développement
durable.
Une mobilité urbaine améliorée
n'est possible que si des programmes d'investissement
innovants et efficaces sont mis en oeuvre.
Il faut rechercher la mise en oeuvre de systèmes
de transport urbain durables.
La réussite d'une politique de transports urbains
dépend de la solidité institutionnelle
de l'autorité responsable et de règles
claires pour la participation des secteurs public et
privé.
La réussite d'un programme de transports urbains
implique un dialogue entre les professionnels du secteur,
les décideurs et les citoyens.
La prise en compte des modes non motorisés est
une composante essentielle d'une politique globale des
transports urbains.
L'intégration de tous les modes de transport
est un préalable à la réussite
d'une politique d'amélioration de la mobilité.
Les modes à forte capacité doivent être
limités aux couloirs à forte demande et
une priorité doit être donnée au
meilleur rapport capacité/coût.
Les modes de transport artisanaux sont souvent les mieux
adaptés pour le rabattement sur les axes principaux
et la desserte fine des zones périphériques.
La diversité des types d'urbanisation implique
que des solutions différentes doivent être
trouvées pour des environnements différents.
Il faut tenir compte des effets négatifs des
transports pour préserver une qualité
de vie et la santé.
Il est nécessaire de faire passer dans les esprits
la notion de sécurité dans les transports
par l'éducation, l'information et la répression.
Il faut assurer la mobilité et l'accessibilité
des plus défavorisés et des handicapés.
Il faut prendre conscience du nombre d'emplois générés
par le secteur des transports urbains.
Une normalisation généralisée devrait
permettre de rendre les transports urbains plus accessibles.
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Actions
Général :
La planification devra s'efforcer de prendre en compte
la demande existante, particulièrement des plus
défavorisés, plutôt que de chercher
à mettre en oeuvre des modèles à
moyen et long terme organisant l'utilisation du sol.
Des plans de déplacements urbains ("PDU")
seront réalises dans le but d'améliorer
la mobilité et la coordination de tous les modes
de transport.
On cherchera à réduire les coûts
pour les usagers et une plus grande flexibilité
afin d'améliorer la mobilité et l'accessibilité.
Le logement étant la première priorité
des ménages dans les pays en développement,
il est souhaitable d'encourager des modes de transport
artisanaux souples pour desservir les quartiers périphériques.
Dans la mesure du possible, ces modes seront légalisés
à condition de respecter la réglementation.
Il faut mettre en uvre la coopération décentralisée
à condition qu'il ne s'agisse pas de chercher
à transférer tels quels les modèles
des pays développés dans les pays en développement.
Transport
public :
Il faut donner la priorité aux autobus dans la
circulation à chaque fois que c'est possible
et opportun.
Il faut créer des tarifs sociaux subventionnés
quand cela est nécessaire.
Il faut former et professionnaliser les conducteurs
de tous les types de véhicules de transport collectif
motorisés et s'en donner les moyens.
La sécurité est une condition nécessaire
à la légalisation de véhicules
de transport public quelle qu'en soit la taille.
Transports non motorisés
:
Des pistes cyclables et des trottoirs doivent être
réalisés.
Voirie et trafic :
Un effort particulier doit être fait pour améliorer
la voirie secondaire.
La conception des voies prendra en compte de façon
prioritaire la sécurité.
Le code de la route sera appliqué.
Environnement :
On mettra en évidence les effets sur l'environnement
de la réalisation des infrastructures, de la
conception des véhicules et de l'offre des services
de transport. |