Auteur :

Hassane MAHAMAT HEMCHI – Université Montaigne de Bordeaux  France

Résumé :

L’utilisation du transport artisanal est une pratique courante dans la plupart des villes africaines. N’Djamena fait partie de ces villes qui essaient de répondre à la demande incessante de sa population dans les transports urbains. Son taux d’accroissement démographique annuel estimé à plus de 5% pose de réels problèmes à tous les acteurs de la gestion urbaine (colloque national, 2013). Bien qu’il suscite de nombreuses critiques de la part de la population, des propriétaires des autres modes de transports (taxis et minibus), et des autorités publiques et privées, voilà près d’une décennie que le « mototaxi », appelé clando (appellation locale) s’impose tant bien que mal, pour répondre à la demande des déplacements quotidiens à travers les différents quartiers de la ville.
Aujourd’hui, les mototaxis sont devenus comme un moyen de transport à part entière. L’objectif de cette communication est d’exposer, dans un premier temps, l’importance de ce système de transport dans le quotidien des n’djamenois, puis, de montrer les avantages et les inconvénients que génèrent cette pratique entre acceptation citoyenne et refus non-dit des autorités de la place. Enfin, se posera la question de la continuité de cette pratique dans une ville capitale qui n’a pas de transport en commun public ou privé de qualité ? Pour répondre à cela, nous nous appuyons sur des données d’enquêtes ménages de mobilité urbaine et entretiens effectués auprès de la population et les acteurs dans le cadre des travaux d’une thèse en cours.