Auteurs
:

Mohamed Fouad BARRADA – Conseiller en Communication  et en Coopération  de  la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN), Enseignant universitaire

EL IDE Diarra -Conseiller Juridique de la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN), Enseignant universitaire

Résumé :

La question de la mobilité urbaine à Nouakchott  demeure un sujet délicat et d’actualité car une ville conçue  pour  abriter 50000 habitants les années 60 se trouve dans les années 2000  avec une population qui avoisine 1 million d’individus.

Depuis sa création en 1960 comme capitale  de la Mauritanie, la ville de Nouakchott a connu une évolution  urbaine agressive  entrainant   un changement radical de l’espace urbain  de la ville.  Les cycles de sécheresse dans les années soixante-dix, quatre-vingt ont bouleversé cette situation, et cela par  un effet d’habitat spontané rendant difficilement  l’absorption  des flux  migratoires aux conséquences néfaste   sur le mode de structuration, d’organisation spatiale de la ville.

Dans ce contexte, les modes des transports  et de déplacements additionnels   sont peu efficaces. Par ailleurs,  les équipements de transports sont  défaillants.

Ainsi, le bilan de la mise en œuvre du Plan du développent de   la ville  est faible en raison d’une relative volonté politique à laquelle s’ajoutent une insuffisante prise en compte des études sur la mobilité urbaine et une quasi absence de  coordination des efforts des différents intervenants sans oublier la faiblesse des  moyens humaines et financiers permettant notamment  à la Communauté Urbaine de Nouakchott  de réagir face aux problèmes posés.

Le présent article met  l’accent sur  l’aspect de la  gouvernance locale comme étant une solution de   mobilité urbaine à Nouakchott,   il s’inscrit  dans le cadre d’une analyse critique  du processus de la décentralisation en Mauritanie et ses répercussions   sur  les  programmes de développement urbain  à Nouakchott.