Auteurs

Lourdes DIAZ OLVERA Chargée de recherche du MEDDE au Laboratoire d’Economie des Transports, Université de Lyon (ENTPE, CNRS, Université Lumière Lyon 2)

Assogba GUEZERE,  Maître-assistant au Département de Géographie, Université de Kara, Togo,

Didier PLAT , Enseignant-chercheur au Laboratoire d’Economie des Transports, Université de Lyon (ENTPE, CNRS, Université Lumière Lyon 2)

Pascal POCHET, Chargé de recherche du MEDDE au Laboratoire d’Economie des Transports, Université de Lyon (ENTPE, CNRS, Université Lumière Lyon 2)

Résumé : 

Dans des villes en forte croissance démographique et spatiale, nombre de citadins africains sont contraints d’enchainer plusieurs modes de transport lors d’un ou plusieurs déplacements de la journée. Les conditions de cette intermodalité sont l’un des aspects qui rendent la mobilité quotidienne éprouvante et contraignante temporellement et financièrement. L’objectif de cet article est de mieux connaître les pratiques intermodales à partir de données sur la mobilité quotidienne, en prenant explicitement en compte la marche dans la chaîne intermodale.
Des éléments de comparaison entre Lyon, Conakry et Douala mettent en évidence des formes d’intermodalité plus pénalisantes pour les citadins de ces deux villes africaines : la part des déplacements intermodaux est plus élevée et ils s’effectuent majoritairement par la combinaison transport collectif-marche à pied. A Lomé, où le moto-taxi joue un rôle capital, l’intermodalité permet de se déplacer sur de plus longues distances mais elle implique un coût élevé pour l’usager et impose souvent des parcours pédestres importants. Dans la perspective de faciliter l’accès à l’offre urbaine, l’amélioration de l’offre de transport collectif et de l’intermodalité apparaît comme un chantier prioritaire des politiques de transport urbain en Afrique subsaharienne.