Suivi des carrières des participants aux formations LUTP depuis 2013

Suivi des carrières des participants aux formations LUTP depuis 2013
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Caroline Bourdais
CODATU
Chargée de projet & communication / Communication & project manager
Actualité CODATU Lundi 13 Novembre 2017

Suivi des carrières des participants aux formations LUTP depuis 2013

Enquête menée d’Août à Octobre 2017 via un formulaire à remplir sur le site web CODATU

La Communauté de Pratiques pour le Transport Urbain Durable (CoP) vise à valoriser les événements et projets réalisés depuis 2010 dans le cadre du programme du CMI sur le Transport Urbain Durable piloté par l’AFD, CODATU et le CEREMA, ayant généré un réseau unique d’acteurs dans le secteur de la mobilité urbaine en Méditerranée.

Dans ce cadre, une enquête de suivi des carrières des décideurs, techniciens de haut niveau et experts ayant participé à la formation LUTP, a été réalisé entre Août et Octobre 2017, afin d’appréhender les trajectoires de carrières, mais aussi d’identifier les nouveaux profils recherchés ainsi que les opportunités d’emploi que tout nouveau projet de transport peut créer. Les informations recueillies ont également vocation à être utilisées pour améliorer les formations LUTP à venir.

Profil des répondants

Tableau 1 : Profil sociologique des répondants
Nombre Pourcentage
Nombre de répondants 17 100%
Moyenne d’âge 49,5
Proportion d’hommes 14 82%
Proportion de femmes 3 18%

Source : Enquête de suivi des carrières des participants aux formations LUTP depuis 2013, 2017

Avec 17 personnes ayant répondu, l’enquête se base sur un volume significatif de données avec une représentativité de 13,5% du nombre total d’inscrits à la formation entre 2013 et 2016 (126 participants aux formations LUTP entre 2013 et 2016). Les conclusions qui en découleront pourront ainsi se révéler utiles et pertinentes pour l’amélioration des futures sessions de formations LUTP.

On observe par ailleurs que ce sont surtout des hommes qui ont répondu à l’enquête, suivant la répartition généralement observée lors des sessions de formation LUTP, lors desquelles les femmes restent encore minoritaires. 82% des répondants sont en effet des hommes, tandis que 18% sont des femmes.

La moyenne d’âge s’affiche par ailleurs à près de 50 ans (avec un minimum de 31 ans et un maximum de 65 ans).

Tableau 2 : Provenance des répondants
Nombre Pourcentage
Nombre de répondants 17 100%
Maroc 8 47%
Sénégal 3 18%
Belgique 1 6%
Cameroun 1 6%
Non spécifié 4 23%

Source : Enquête de suivi des carrières des participants aux formations LUTP depuis 2013, 2017

Près de la moitié des répondants réside au Maroc, tandis que la seconde moitié provient du Sénégal, de Belgique, et du Cameroun.

Tableau 3 : Profil des répondants quant à leur participation à la formation LUTP
Nombre Pourcentage
Nombre de répondants 17 100%
Session 2013 – Marseille 6 35,3%
Session 2013 – Rabat 4 23,5%
Session 2014 – Marseille 2 11,8%
Session 2015 – Addis Abeba 1 5,9%
Session 2016 – Dakar 4 23,5%

 Source : Enquête de suivi des carrières des participants aux formations LUTP depuis 2013, 2017

La majorité des répondants ont suivi la formation LUTP en 2013 (près de 60%), parmi lesquels un peu plus de la moitié à Marseille, et le reste à Rabat. Les autres sont issus des formations 2014, 2015 et 2016, respectivement à Marseille, Addis Abeba, et Dakar.

Tableau 4 : Données de base sur l’évolution des carrières des répondants suite à leur participation à la formation LUTP
Nombre Pourcentage
Nombre de répondants 17 100%
Nombre de personnes occupant un nouveau poste depuis la formation 8 47%
Dont personnes estimant que la formation LUTP a joué un rôle dans ce changement de poste 5 63%
Satisfaction sur l’utilité de la formation 16 94%

 Source : Enquête de suivi des carrières des participants aux formations LUTP depuis 2013, 2017

Sur l’ensemble des répondants, 8 personnes – soit près de la moitié des répondants – occupent un nouveau poste depuis leur participation à la formation LUTP, et 5 personnes, soit 63% d’entre eux, estiment que la formation LUTP a joué un rôle dans ce changement de poste, ce qui témoigne de l’impact effectif et positif de la formation sur les carrières des participants.

De plus, 94% de l’ensemble des répondants affirment leur satisfaction quant à la qualité et l’utilité de la formation LUTP, au regard de ce que celle-ci a pu apporter à leur carrière et à leurs compétences.

Tableau 5 : Poste et niveau de responsabilité des répondants
Poste / Niveau de responsabilité Nombre Pourcentage
Nombre de répondants 17 100%
Chef de service 6 35,2%
Directeur Général / Président 3 17,6%
Architecte 2 11,8%
Coordinateur 2 11,8%
Ingénieur 1 5 ,9%
Economiste 1 5 ,9%
Consultant 1 5 ,9%
Attaché Administratif 1 5 ,9%

 Source : Enquête de suivi des carrières des participants aux formations LUTP depuis 2013, 2017

Parmi les répondants, on compte 6 Chefs de Service, soit plus d’un tiers des répondants. 3 personnes occupent par ailleurs de hautes responsabilités, sur des fonctions de DG et Président. Par ailleurs, on note que l’ensemble des participants sont effectivement des décideurs, des techniciens de haut niveau et des experts dans le domaine des transports et de la mobilité.

Tableau 6 : Répartition public / privé des répondants
Nombre Pourcentage
Nombre de répondants 17 100%
Structure publique 14 82%
Structure privée 3 18%

 Source : Enquête de suivi des carrières des participants aux formations LUTP depuis 2013, 2017

La grande majorité des répondants occupe leur poste au sein d’une structure publique : collectivité locale, ministère, agence d’urbanisme, université. Seul 3 personnes sont issues de structures privées.

Evaluation de la formation LUTP par ses participants

Les répondants s’accordent sur l’utilité de la formation, en particulier car celle-ci leur a permis un perfectionnement de leurs connaissances en matière de transport et de mobilité, tout en leur assurant une ouverture sur une vision transversale et stratégique de ce domaine d’expertise, en insistant sur l’importance d’une approche intégrée entre transports et urbanisme, et sur les enjeux de la mobilité. L’ensemble des répondants soulignent également que cette formation permet un échange de qualité et un partage d’expériences, qui conduit à la fois à valoriser les bonnes pratiques tout en analysant les raisons des échecs de façon constructive, et qu’elle conduit également, à travers les visites techniques, à s’ouvrir sur d’autres manières de faire à l’étranger.

Parmi les répondants, une personne regrette toutefois que le diplôme délivré à l’issue de la formation n’ait pas d’équivalent académique qui permette qu’il soit reconnu dans son pays, bien que la formation lui ait été utile dans le renforcement de ses compétences.

Plusieurs suggestions ont par ailleurs été formulées par l’ensemble des répondants dans la perspective des prochaines formations LUTP, notamment :

– d’intégrer dans la formation un volet sur la création et la gestion d’un observatoire des déplacements, un volet sur le PDU (réalisation des études techniques, évaluation, dimension juridique), un volet sur l’intercommunalité, un volet sur le montage financier et la recherche de financements des projets de transports collectifs

– de créer une plateforme dédiée à la formation LUTP permettant aux participants de garder contact et d’échanger entre eux

– d’augmenter la durée de la formation et d’y planifier encore davantage de visites de terrain

– d’assurer la reconnaissance du diplôme dans les pays de l’ensemble des participants

Partenaires associés

Agence Française de Développement (AFD)

L’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis soixante-dix ans pour lutter contre la pauvreté et  favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Au moyen de subventions, de prêts, de fonds de garantie ou de contrats de désendettement et de développement, elle finance des projets, des programmes et des études et accompagne ses partenaires du Sud dans le renforcement de leurs capacités.

Les transports constituent un secteur d’intervention traditionnel de l’AFD. Sur la période 2001-2005, l’Agence a mobilisé environ 164 M€ par an en moyenne pour la mise en œuvre de projets dans le secteur des transports (en incluant les projets de développement rural et urbain comportant des activités de transport).

CEREMA – Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement

 Le Cerema (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement www.cerema.fr ), établissement public de l’Etat à caractère administratif, rassemble 3000 experts et agents et comprend 11 directions techniques et régionales qui couvrent tout le territoire français. Centre de ressources et d’expertise scientifique et technique interdisciplinaire, ses actions promeuvent un développement durable des territoires et une économie décarbonée. Ses thématiques principales concernent l’espace public et son aménagement, la mobilité et les infrastructures de transport, l’environnement, l’efficacité énergétique, la maîtrise des risques et le bien-être environnemental de la population.

A ce titre, le Cerema déploie une part importante de ses activités sur les problématiques de la mobilité, des services de transport et des politiques de déplacement des voyageurs et des marchandises, en France mais aussi en Europe et à l’international vers les pays développés, en transition ou en développement.

Le Cerema est représenté auprès de la CODATU par son directeur technique territoires et ville.

 

CMI – Center for Mediterranean Integration